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L’anatomie humaine est la branche de la science qui étudie la structure et les fonctions du corps humain.
Le corps humain est l’instrument par lequel s’exprime le danseur. Comprendre le fonctionnement de son corps peut aider un danseur ou une danseuse à garder la forme, à rehausser ses qualités d’interprète, à acquérir une meilleure confiance en ses moyens et à prolonger sa carrière, en plus de lui éviter des blessures. Même en cas de blessure, une bonne connaissance de l’anatomie humaine est un atout précieux pour faciliter la guérison et la réadaptation.
Position anatomique : En anatomie humaine, les descriptions sont toujours faites à partir de la position anatomique de référence. Cette position peut être orientée de manière à décrire les différentes régions du corps, ou la direction d’un mouvement par rapport au plan médian ou à une autre partie du corps. À partir de la position anatomique de référence, on peut définir les orientations suivantes :
Cavités du corps : Contiennent les organes internes. Outre la cavité crânienne, les principales cavités du corps humain sont au nombre de trois :
Organe : Groupe de tissus accomplissant une ou plusieurs fonctions particulières. Par exemple, le cœur, les poumons, le foie et les reins sont tous des organes.
Plancher pelvien : Aussi appelé périnée, il s’agit d’un groupe de muscles qui s’étendent comme un hamac entre le pubis et le sacrum. Le plancher pelvien a notamment pour fonction de soutenir les organes internes.
Tissu : Groupement de cellules différenciées de la même façon et pour la même fonction, comprenant les cellules proprement dites et la substance intercellulaire. Les principaux tissus sont les épithéliums incluant le tissu glandulaire (glandes), les tissus conjonctifs incluant le tissu osseux (os), le tissu musculaire et le tissu nerveux.
Viscère : Tout organe mou interne.
Appareils et systèmes : Ensemble d’organes et de structures qui concourent à accomplir une importante fonction du corps comme la respiration, la digestion, la locomotion ou les réactions aux stimuli extérieurs. La langue française fait une distinction très nette entre les deux : en anatomie fonctionnelle (étude des fonctions du corps), on parle d’appareils alors qu’en anatomie descriptive (étude des structures du corps), on parle plutôt de systèmes. En voici quelques exemples :
Tous les systèmes et appareils sont essentiels au bon fonctionnement du corps ; pour un danseur, cependant, il est particulièrement utile de bien connaître les appareils et systèmes suivants :
Os (tissu osseux) : Tissu conjonctif spécialisé, dense et solide, composé de cellules osseuses (ostéocytes) prises dans une matrice de matière intercellulaire calcifiée. Les principales fonctions des os sont les suivantes :
Les os déterminent la forme et la structure du corps. Ils fournissent des attaches aux muscles et servent de leviers pour permettre le mouvement. Les os sont classés comme suit :
Trochanter : Protubérance osseuse à laquelle sont rattachés les muscles situés entre le pelvis et la partie supérieure du fémur.
Bassin : Le bassin est le « centre du corps » du danseur ; il joue un rôle important dans l’équilibre (centre de gravité) et la force corporels, et est rattaché aux muscles abdominaux (transverse de l’abdomen, grand droit, petit oblique de l’abdomen et grand oblique de l’abdomen), aux muscles du dos et aux muscles du plancher pelvien. Le diaphragme est aussi un élément important du « centre du corps » du danseur. Il importe de renforcer cette partie du corps pour maintenir une bonne posture et pour bien maîtriser les mouvements des membres.
Diaphragme : Le diaphragme est le muscle le plus important de la respiration. Il s’étend d’avant en arrière et d’un côté à l’autre de la cage thoracique, à la hauteur des dernières côtes. Après l’expiration, le diaphragme est bombé comme un dôme. Les poumons reposent sur le sommet de ce dôme ; quand ils se remplissent d’air, le diaphragme s’aplatit, repoussant les côtes vers le haut et les côtés du corps, et exerce une pression sur les viscères abdominaux : voilà pourquoi le volume de l’abdomen augmente quand on prend une profonde inspiration (inspiration forcée).
Muscles de l’articulation coxofémorale (articulation de la hanche) :
Bandelette ilio-tibiale (ou bandelette de Maissiat) : Lame fibreuse tendue entre la face externe de l’articulation de la hanche et la partie inférieure de la jambe, tout juste sous l’articulation du genou. C’est un prolongement du muscle grand fessier, le plus grand des muscles fessiers.
Muscles ischio-jambiers : Groupe de muscles tendus à l’arrière de la jambe, du pelvis à la partie postérieure du genou, permettant les mouvements des hanches et des genoux. Le muscle demi-tendineux et le muscle demi-membraneux sont situés sur la face postérieure (médiale) de la jambe, et le muscle biceps crural se trouve sur la face latérale.
Muscle : Tissu contractile formé de fibres aux propriétés élastiques. Le muscle a la propriété particulière de pouvoir se raccourcir, se contracter et s’étirer. Généralement, un muscle trop étiré ou allongé manque de force. On distingue trois types de muscles :
Posture : Maintien d’une attitude particulière du corps. L’habileté du danseur à atteindre et maintenir certaines postures est fonction de la force et de la souplesse de son système musculosquelettique, ainsi que de l’équilibre et de la perception de son corps que lui permet son système nerveux.
Respiration : Permet de revitaliser les tissus. Quand le danseur inspire, il fait le plein d’oxygène – le « combustible » qui apporte l’énergie aux muscles et aux organes vitaux. Privé d’oxygène, le corps serait impossible à mouvoir ou à contrôler. La respiration aide aussi le danseur à percevoir plus nettement certains états physiques comme la tension et le relâchement musculaires.
Coiffe des rotateurs : Ensemble de quatre muscles qui s’étendent de la scapula (omoplate) à la partie supérieure de l’humérus (épaule). Ces muscles sont très importants pour assurer la stabilité et la mobilité de l’épaule dans tous ses mouvements. Les quatre muscles rotateurs de l’épaule sont le sus-épineux, le sous-épineux, le petit rond et le sous-scapulaire.
Tendon : Extrémité fibreuse d’un muscle qui le rattache au périoste (enveloppe des os). Les tendons sont résistants, mais ils ne sont pas élastiques. Ils sont longs à guérir en cas de blessure. L’un des tendons les plus connus est le tendon d’Achille, qui rattache les muscles du mollet (muscles jumeaux de la jambe et muscle soléaire) au calcanéum (os du talon).
Bourse séreuse : Petit sac de tissu fibreux qui se retrouve généralement aux articulations. Il est tapissé par une membrane synoviale et contient de la synovie, un liquide visqueux ayant pour fonction de réduire le frottement entre le tendon et l’os, le tendon et le ligament, et partout ailleurs où un frottement est susceptible de se produire. [Voir : Bursite.]
Cartilage : Tissu conjonctif dense, blanc bleuté ou gris, semblable à celui qu’on peut trouver aux extrémités d’un os de poulet. Il existe différents types de cartilages :
Articulation : Point de jonction de deux ou plusieurs os et des éléments qui assurent cette jonction, comme les ligaments. On distingue trois types d’articulations, selon la nature et la conformation des tissus qui unissent les os :
Mouvements des articulations : Les articulations peuvent permettre des mouvements unidirectionnels (articulations uniaxiales) ou multidirectionnels. Une articulation en charnière comme celles du coude ou du genou est biaxiale, c’est-à-dire qu’elle permet des mouvements dans deux directions : flexion ou extension. Une articulation orbiculaire, comme celles de la hanche ou de l’épaule, est multiaxiale, c’est-à-dire qu’elle permet des mouvements dans plusieurs directions.
Capsule articulaire : Enveloppe recouvrant une articulation. Composée de tissu fibreux, elle permet aux divers éléments qui composent l’articulation, comme le cartilage, le liquide synovial et certains ligaments, de se maintenir en contact.
Ligament : Bande de tissu conjonctif fibreux, résistant et flexible, qui relie les os entre eux. Les ligaments permettent certains mouvements et en rendent certains autres impossibles à la jonction de deux os. Ce sont des structures passives sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle. Le ligament croisé antérieur du genou et le ligament croisé postérieur du genou en sont des exemples. Ces deux ligaments sont dits « croisés » parce qu’ils sont disposés en croix.
Bursite : Inflammation aiguë et douloureuse d’une bourse séreuse, généralement provoquée par la friction répétée d’un muscle contracté ou par un mouvement mal exécuté. La bursite de la hanche survient quand le tendon de la bandelette de Maissiat frotte sur le grand trochanter ou le fémur.
Entorse : Élongation, arrachement ou déchirure d’un ligament ; le degré de sévérité des entorses est classé selon un barème qui va de la cote 1 (entorse légère ou foulure) à la cote 3 (déchirure complète). Les entorses surviennent quand un ligament est trop fortement étiré ou quand une articulation est tournée dans la mauvaise direction – par exemple, quand on se « tourne la cheville » en faisant un faux pas. Il n’est pas rare que plus d’un ligament subissent des lésions en même temps.
Claquage : Rupture d’un certain nombre de fibres d’un muscle, dont le degré de sévérité est classé selon un barème qui va de la cote 1 (claquage mineur) à la cote 3 (déchirure complète). Le claquage survient le plus souvent à la suite de mouvements rapides exigeant une forte et soudaine contraction du muscle, en particulier quand le danseur n’est pas suffisamment réchauffé.
Périostite tibiale : Douleur localisée au niveau du tibia. Les causes de ce problème ne sont pas clairement établies, mais on sait que les périostites apparaissent souvent à la suite d’un effort prolongé ou répétitif de la jambe, dans le cadre d’activités qui imposent une mise en charge comme la course et le saut.
Fracture de fatigue : Rupture partielle d’un os. En danse, ces fractures sont souvent causées par des atterrissages répétés à la suite d’une série de sauts. Aux rayons X, elles apparaissent sous la forme de fissures rayant l’os. Pour guérir une fracture de fatigue, il est essentiel de reposer la jambe et de réduire le plus possible les pressions qui s’exercent sur l’os fracturé, ce qui oblige généralement les artistes à prendre congé de la danse pour quelque temps. Une périostite tibiale est l’une des conséquences les plus courantes d’une fracture de fatigue.
La voûte plantaire (cambrure du pied) est formée d’un ensemble d’os, dont l’os naviculaire constitue le point le plus élevé, ainsi que du fascia plantaire, une bande de tissu fibreux qui s’étend du talon à la saillie des orteils, de ligaments, dont le principal est le ligament calcanéo-naviculaire (scaphoïdien) plantaire qui agit comme une courroie soutenant l’os naviculaire (scaphoïde), et de muscles dont certains sont circonscrits au pied tandis que d’autres se rattachent aux os de la partie inférieure de la jambe (tibia et péroné). Le rôle premier de la voûte plantaire consiste à absorber les chocs.
Le membre supérieur (communément appelé le bras) se divise en deux parties : le bras proprement dit (de l’épaule jusqu’au coude) et l’avant-bras. L’os long du bras est l’humérus, qui s’étend de l’articulation multiaxiale orbiculaire de l’épaule jusqu’à l’articulation en charnière du coude. Le squelette de l’avant-bras se compose de deux os, l’ulna (cubitus) et le radius, qui vont du coude au poignet. Les principaux muscles du bras sont le muscle deltoïde, le triceps et le biceps. La plupart des muscles de l’avant-bras partent du coude et se prolongent dans la main, et contrôlent les mouvements du poignet et de la main.
Les artères sont les vaisseaux sanguins qui transportent le sang oxygéné, pompé par le cœur, vers les autres organes du corps. Une fois que les organes ont tiré du sang l’oxygène dont ils avaient besoin pour s’alimenter, un autre ensemble de vaisseaux sanguins, les veines, transportent le sang désoxygéné jusqu’au cœur, complétant ainsi le cycle de la circulation sanguine.
La température corporelle normale, pour un adulte sain au repos, est de 37 degrés Celsius.
La scapula ou omoplate agit comme une poulie à laquelle se rattachent des muscles de la tête, du cou, de la colonne vertébrale, du sacrum et du bras.
La colonne vertébrale se compose de sept vertèbres cervicales, de douze vertèbres thoraciques, de cinq vertèbres lombaires, de cinq vertèbres sacrées soudées entre elles (sacrum) et du coccyx (formé par la soudure de quatre vertèbres atrophiées), lequel constitue un vestige du squelette caudal humain. La moelle épinière, qui passe au centre des vertèbres, est un prolongement du cerveau et se termine à la hauteur des première et deuxième vertèbres lombaires. Au-delà de la deuxième vertèbre lombaire, le canal rachidien au centre de la colonne vertébrale contient un ensemble de racines nerveuses appelé queue de cheval, parce que sa forme évoque celle de l’appendice caudal d’un équidé.
Le corps humain présente différents niveaux d’organisation structurale. Depuis les atomes, molécules et composés, ces niveaux d’organisation croissent en taille et en complexité avec les cellules, les tissus, les organes et, finalement, les systèmes et appareils qui assurent les fonctions organiques du corps.
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